

National Championship
[CFP National Championship 2020] Le face-à-face à chaque poste
A quelques heures du choc entre #1 LSU et #3 Clemson à l’occasion du CFP National Championship Game 2020, tour d’horizon des forces en présence à chaque poste.
Ce lundi, la Nouvelle-Orléans abrite la sixième finale du College Football Playoff. L’occasion de voir une quatrième confrontation en cinq ans entre Clemson et un programme de la SEC.
Mais pas d’Alabama cette fois-ci. C’est un autre ogre du Sud-Est des Etats-Unis, LSU, qui se dresse sur la route des champions en titre, le tout à domicile. Quels tigres comptent rugir le plus fort, du côté du SuperDome ? Petite revue d’effectif, avec le face-à-face annuel …
Quarterbacks
LSU : Sans trop de surprise, Louisiana State est la meilleure attaque de la saison, avec un peu plus de 48 points par match. Et QB Joe Burrow est tout sauf étranger à ce phénomène. Monté clairement en puissance, par rapport à la saison dernière, l’ancien d’Ohio State a affolé les compteurs tout au long de sa campagne, avec 5 208 yards, 55 touchdowns et 6 petites interceptions, s’offrant au passage le titre de Heisman Trophy. Ses 8 touchdowns personnels ont donné le ton pour épingler Oklahoma lors du Peach Bowl et aucun coordinateur défensif n’a su franchement l’arrêter, au vu de ses nombreuses improvisations couronnées de succès. A domicile, le numéro 9 entend bien briller …
Clemson : On en attendait monts et merveilles, au lendemain d’une campagne 2018 terminée en trombe avec le titre national. Mais QB Trevor Lawrence a pris le temps cette année. Discret voire critiqué en début de saison, celui qui est déjà annoncé comme le premier choix de draft 2021 a élevé son niveau de jeu semaine après semaine, à l’image de sa prestation d’abord compliquée puis conclue avec brio lors du Fiesta Bowl, contre Ohio State. Pour sa première vraie année comme starter, l’intéressé affiche un solide 3 431 yards, 36 touchdowns et 8 interceptions. Intelligent dans le jeu, il est aussi mobile que Burrow, comme l’a montré son impressionnant touchdown à la course en demi-finales face aux Buckeyes.
/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/65981359/usa_today_13845061.0.jpg)
Avantage : LSU. Si Lawrence a l’expérience et le vent en poupe, que dire de Burrow qui a joué un niveau au-dessus tout au long de la saison.
Running backs
LSU : A Baton-Rouge, les coureurs changent, mais l’efficacité reste. Troisième running back titulaire sur les trois dernières années, RB Clyde Edwards-Helaire a assuré la tradition locale avec un jeu au sol déroutant, à l’image de ses appuis et de ses spins moves. Mais l’arsenal du junior est complet, avec une vraie possibilité d’être explosif et dangereux en sortie de backfield. Au-delà de ses 1 300 yards et 16 touchdowns inscrits à la course, il a capté 50 ballons pour quasiment 400 yards. Son apport dans le domaine a d’ailleurs été capital lors d’un succès qui l’était tout autant sur les terres d’Alabama. Touché aux ischios en demi-finales, « CEH » a vu l’apport non négligeable de son remplaçant. RB Chris Curry est un coureur plus traditionnel mais doté d’une bonne vision et d’une accélération non moins redoutable. Cela lui avait permis d’aller chercher 89 yards face aux Sooners. Si besoin, les freshmen et anciennes recrues 5 étoiles RB John Emery et RB Tyrion Davis-Price ont largement les épaules pour prendre la suite.
Clemson : Valeur sûre des Tigers, depuis maintenant deux ans, RB Travis Etienne (1 536 yards, 18 touchdowns) a soufflé le chaud et le froid en 2019. Auteur d’un mois de septembre plutôt en demi-teinte, à l’image de son quarterback, le natif de Louisiane a repris sa bonne marche par la suite avec sept rencontres à plus de 100 yards. Globalement mis de côté par ses coaches lors du Fiesta Bowl, il a tout de même trouvé le moyen d’inscrire deux touchdowns à la réception, dont celui de la victoire finale. Derrière lui, le sophomore RB Lyn-J Dixon (636 yards, 6 touchdowns) a les dents longues, dans l’optique d’une future place de titulaire en 2020.

Avantage : match nul. L’éclair contre la tornade. Etienne a un bagage plus approfondi, mais Edwards-Helaire compose avec une aussi grande polyvalence et un comité de choix pour le suppléer au besoin.
Receveurs/Tight-Ends
LSU : Souvent la grande force du programme. Les Odell Beckham, Jarvis Landry et autres D.J. Chark ont cédé la vedette à un trio tout bonnement injouable cette année. Le sophomore WR Ja’Marr Chase a notamment été le dynamiteur offensif des Tigers sur le jeu profond. Avec un total de 1 559 yards et 18 touchdowns, il a été le joueur le plus productif de la saison régulière, collectant plus de 20 yards par réception. Une machine à big plays. Plus utilisé dans le jeu intermédiaire, le junior WR Justin Jefferson (18 touchdowns aussi) a été un joueur précieux sur troisième tentative, à l’image de ses prestations dantesques à Texas et contre Oklahoma. Dans n’importe quelle autre équipe, WR Terrace Marshall (625 yards, 12 touchdowns) serait le « go-to-guy » attitré. Mais à Louisiana State, il ne gêne pas pour exploiter les brèches laissées par les camarades, comme ce fut le cas en finale de conférence, contre Georgia. Impliqué de plus en plus dans le jeu aérien, en fin de saison, TE Thaddeus Moss, fils de Randy, est une énième option dont profitera pleinement Joe Burrow si nécessaire.
Clemson : Une escouade à réaction. Passé receveur numéro 2 en fin de saison dernière, le junior WR Tee Higgins a remis les choses au clair en réalisant une campagne à 1 115 yards et 13 touchdowns, redevenant la principale menace aérienne des Tigers. Il faut dire que les espaces offerts par la future star annoncée WR Justyn Ross (789 yards, 8 TD) ont dû aider. Le sophomore a parfois souffert contre Jeffrey Okudah en demi-finales mais a su pallier l’absence ponctuelle de son partenaire, un temps touché à la tête. Les deux hommes, épaulés par WR Diondre Overton, WR Amari Rodgers et les freshmen WR Joe Ngata et WR Frank Ladson, ont le gabarit et les tracés pour mettre en difficulté le backfield adverse.

Avantage : au vu des chiffres étourdissants, et de l’apport supplémentaire d’un tight end, difficile de ne pas parier sur LSU. Mais l’écart n’est sans doute pas si monstrueux.
Ligne offensive
LSU : Une ligne offensive qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Récompensée du Joe Moore Award, le mois dernier, en tant que meilleure O-Line de l’année, l’escouade des Tigers a concrétisé l’énorme travail du coach de position, James Cregg, depuis la saison passée. Incisif, notamment sur le run block, ce groupe démontre une incroyable homogénéité, derrière les deux seniors LG Adrian Magee et RG Damien Lewis. A leurs côtés, les juniors LT Saahdiq Charles, C Lloyd Cushenberry et RT Austin Deculus sont difficiles à bouger et font déjà partie des futurs prospects qui font saliver la NFL. La concurrence est rude sur le poste, à tel point que le junior G Donavaughn Campbell et le sophomore G Ed Ingram se contentent de peu de snaps.
Clemson : Souvent snobée au fil des années, la ligne offensive de Clemson sait faire étalage de son talent quand il le faut. Etonnante en finale nationale l’an passé, elle a aussi surpris les observateurs contre Ohio State, en ayant à l’usure une défense physique et en maitrisant la principale menace défensive du pays, Chase Young. Pour ne rien arranger, le groupe Tiger arrive à maturité avec pas moins de quatre seniors émérites, LG Jim Simpson, C Gage Cervenka, RG Sean Pollard et RT Tremayne Anchrum. Mais c’est bien le sophomore LT Jackson Carman, ancienne recrue 5 étoiles qui sera le principal lieutenant de Trevor Lawrence, pour laisser au quarterback le temps de briller un peu plus. Souvent utilisé face aux Buckeyes, le sophomore LG Matt Brockhorst aura l’occasion de sortir du chapeau, le jeu au sol ayant parfois souffert lors du Fiesta Bowl.

Avantage : LSU. Difficile de ne pas donner l’ascendant au véritable rouleau-compresseur made in Louisiane.
Ligne défensive
LSU : Dans les tranchées, Louisiana State sait se faire respecter. Si la ligne offensive fait peur, la D-Line propose également un panel d’athlète hors-norme et ô combien intimidant. La vedette de ce premier rideau est sans conteste le senior DE Rashard Lawrence (25 plaquages), qui a mis sur la touche l’ancien transfert de Texas Tech, DE Breiden Fehoko. Mais c’est bien le sophomore NT Tyler Shelvin (39 plaquages) qui explose cette saison et tend à devenir un aimant à double-teams. Souvent gêné par les blessures, le junior DE Glen Logan profite de son binôme DE Neil Farrell pour mettre une pression précieuse sur les actions auxquelles il participe.
Clemson : La page s’est tourné, mais le potentiel est bel et bien là. L’an passé, les Tigers ont dit au revoir à leurs historiques « 4 fantastiques » Clelin Ferrell, Christian Wilkins, Dexter Lawrence et Austin Bryant. Douze mois plus tard, le vrai leader de ce groupe reste encore à identifier, mais la rotation est encore plus sauvage. Le freshman DT Tyler Davis (42 plaquages, 9 et demi pour perte) a été le lineman le plus sollicité par Brent Venables et semble avoir une complémentarité naissante avec le sophomore DT Jordan Williams, belle surprise de la fin de saison. Capable de suppléer Dexter Lawrence au pied levé, après la suspension de ce dernier en 2018, le senior DT Nyles Pinkney a les atouts pour se distinguer si besoin. Sur les extérieurs, le sophomore et ancien 5 étoiles DE Xavier Thomas n’a pas encore confirmé tous les grands espoirs placés en lui. Mais son gabarit et son apport sur le run stop en font une pièce à ne surtout pas sous-estimer. Le junior DE Justin Foster et le sophomore DE Logan Rudolph complètent ce groupe, de même que le polyvalent DL K.J. Henry, autre ancienne grosse recrue du campus de Caroline du Nord.

Avantage : LSU. Plus de physique et d’expérience pour tenter de contrecarrer la ligne adverse.
Linebackers
LSU : Habituelle force du programme, à l’image des joueurs NFL Deion Jones et Devin White, l’escouade de linebackers est solide, faute de mieux. Dotée d’incroyables athlètes, les Tigers ont collecté 182 plaquages avec leur duo central MLB Jacob Phillips et WLB Patrick Green, mais la tendance à ne pas s’appliquer aux plaquages peut coûter cher. Sur les extérieurs, le besogneux OLB Damone Clark a suppléé OLB Michael Divinity Jr., un temps écarté du groupe pour des raisons personnelles. Cet ancien capitaine défensif devrait d’ailleurs enfin retrouver les siens lors de cette finale nationale. La star de ce groupe, voire de cette défense, est bien sûr le sophomore OLB K’Lavon Chaisson (58 plaquages, dont 13 et demi pour perte), phénomène physique capable d’être aussi redoutable sur le rush que sur la couverture et la poursuite. Comme pour Chase Young à Ohio State, il sera la boussole de cette défense.
Clemson : Si le premier rideau manque de certitude, en termes d’expérience, ce n’est pas vraiment le cas plein centre. Car le junior LB/S Isaiah Simmons n’a cessé de se développer depuis son arrivée en defensive back, au point de devenir le meilleur plaqueur et le meilleur sackeur de son équipe en 2019 (97 plaquages, 7 sacks), de même qu’un potentiel futur top 10 de la draft. Capable de jouer partout pour perturber la décision du quarterback, il a le profil d’un free safety dans le corps d’un middle linebacker. Il est notamment l’auteur d’une interception lors du Fiesta Bowl, contre Ohio State. A ses côtés, le senior WLB Chad Smith et le junior MLB James Skalski sont des joueurs de devoir qui pourront compter sur l’explosivité d’un autre futur grand sur la position, le sophomore WLB Baylon Spector.
/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/65771584/1175982893.jpg.0.jpg)
Avantage : Clemson. Moins talentueux sur le papier, ce groupe est paré au combat, avec peu de plaquages cassés cette saison. Avec le joueur du back-seven le plus polyvalent du pays, les Tigers ont en plus un profil hybride capable de menacer le Heisman Trophy 2019.
Defensive backs
LSU : « DBU », vous connaissez ? Si cette appellation a été quelque peu galvaudée en début de saison, à Texas, le backfield défensif s’est parfaitement repris sur le reste de l’exercice. Avec 15 passes défendues et 6 interceptions, le true freshman CB Derek Stingley Jr. semble déjà le taulier de son escouade et a su faire oublier les errements du super prospect FS Grant Delpit contre la course et le côté gambler de CB Kristian Fulton et NB Kary Vincent Jr. Loin d’être le plus flashy, SS JaCoby Stevens est en revanche appliqué, à l’image de ses 85 plaquages, 5 sacks, 6 passes défendues et 3 interceptions depuis le début de la saison.
Clemson : Si on voulait résumer grossièrement, on dirait « fourni au milieu, inquiétant sur les extérieurs ». Car sur le poste de safety, les Tigers ont pas mal de références. Les seniors FS Tanner Muse et SS K’Von Wallace (112 plaquages cumulés) ont « grandi » ensemble sur le campus et composent un duo de solides cogneurs. Pour les assister, le junior FS Nolan Turner plus doué dans les airs et apte à réaliser de nombreux jeux décisifs à l’image de son interception de la victoire, en demi-finales. Parlant d’interception importantissime, le junior CB A.J. Terrell en connait un rayon dans ce domaine, lui qui avait lancé les Tigers vers le titre national l’année dernière avec un Pick-6. Mais comme souvent avec les cornerbacks des Tigers, l’excès d’enthousiasme peut être à double tranchant, avec des instincts trompeurs et des gains en conséquence. Les sophomores CB Derion Kendrick et CB Mario Goodrich doivent aussi gagner en assurance dans ce domaine.

Avantage : LSU. Avec certaines stars à 80%, le backfield des Tigers a souvent impressionné. Si elles se montrent vraiment sous un grand jour, l’addition peut être salée.
Équipes spéciales
LSU : Malgré un énième changement de kicker, les Tigers se sont montrés assez corrects dans l’exercice cette saison, avec un ratio de 21 sur 26 sur field goal pour le freshman K Cade York. On notera tout de même 4 extra-points laissés en cours de route par le botteur de Louisiane. Sur phases de punt, P Zach von Rosenburg est seul maître à bord et s’est montré à l’aise avec une moyenne de 42 yards par coup de pied. Enfin, sur retour, KR Clyde Edwards-Helaire s’est contenté de 18 yards par action, pour 9 yards du côté de PR Derek Stingley sur les phases de punt. Deux touchdowns ont tout de même été inscrits par LSU dans ce domaine cette année, par l’intermédiaire du linebacker PR Micah Baskerville et du receveur PR Trey Palmer.
Clemson : Le junior P Will Spiers est globalement dans les mêmes eaux que son homologue d’LSU (42,5 yards), mais sur le poste de kicker, les inquiétudes demeurent … Le sophomore K B.T. Potter a été impeccable sur les conversions, mais a affiché un trop gros déchet pour les field goals, avec un petit 12/20 et un coup de pied encore vendangé contre Ohio State. Sur retour, malgré la rotation entre KR Travis Etienne, KR Joe Ngata, PR Derion Kendrick et PR Amari Rodgers, aucun touchdown n’a été inscrit par l’escouade de Dabo Swinney, mais une moyenne de 25 yards a été décrochée sur les phases de kickoff.
Avantage : LSU. Un brin plus clutch dans le jeu au pied.
Récapitulatif
Clemson | LSU | |
Quarterbacks | X | |
Running backs | X | X |
Receveurs/Tight-Ends | X | |
Ligne offensive | X | |
Ligne défensive | X | |
Linebackers | X | |
Defensive backs | X | |
Équipes spéciales | X |
National Championship
Ohio State, champion national !
Les Buckeyes ont dominé #7 Notre Dame lors du National Championship (34-23) et se sont octroyés le 9ème titre de leur histoire, dans le sillage d’un insolent duo QB Will Howard – RB Quinshon Judkins.

Tout simplement trop forts. Favori des bookmakers à l’orée de cette finale bouclant pour la première fois une campagne de phase finale à douze équipes, #8 Ohio State n’a pas fait dans la dentelle au moment de se défaire de vaillants Fighting Irish en 2024.
La première série du match est d’ailleurs l’oeuvre des coéquipiers de QB Riley Leonard, et a un court instant semé le doute dans l’esprit des observateurs. Un modèle de contrôle de l’horloge, avec une possession de plus de 10 minutes, de 18 jeux et de 75 yards, que conclut lui-même le quarterback de South Bend à la course (0-7).
Mais si les joueurs de HC Marcus Freeman ont bien révisé leurs gammes au démarrage, les choses vont rapidement se déliter. Il faut dire qu’en face, #8 Ohio State n’en est plus aux gammes, et récite une partition presque sans faute face à une défense pourtant réputée pour son intensité.
Symbole de cette attaque aux allures de rouleau-compresseur : QB Will Howard, qui va compléter ses 13 premières passes de la rencontre, faisant inexorablement avancer les chaînes et étant logiquement celui qui trouve un WR Jeremiah Smith étrangement seul sur une passe écran de 8 yards (7-7).
Une action aux allures de détonateur pour le programme de Columbus (Ohio), qui ne va plus relâcher son étreinte par la suite. Comme prévu, la ligne défensive se met en évidence, à l’image de DE JT Tuimoloau pour provoquer des pénalités et précipiter les décisions de QB Riley Leonard. Résultat : deux punts offrant l’occasion rêvée aux Buckeyes de prendre les commandes.

Le Quinshon show !
Et non content de pouvoir compter sur un QB Will Howard précis, #8 Ohio State voit aussi un de ses poulains briller dans le backfield offensif. RB Quinshon Judkins (121 yards cumulés, 3 TD) entre en scène et marque un touchdown au sol de 9 yards sur son deuxième ballon touché. C’est également lui qui parvient à se faire oublier au fond de l’en-but, juste avant la pause, sur une échappée de QB Will Howard convertie en passe de touchdown de 6 yards (21-7).
Une action qui laisse des traces dans l’esprit des Fighting Irish, d’autant qu’elle intervient juste avant d’aller aux vestiaires. Et avant que les Buckeyes ne remettent la main sur le ballon pour l’entame de la deuxième période.
Il ne faut d’ailleurs que deux jeux à RB Quinshon Judkins pour refaire parler de lui et aller trouver une brèche plein centre pour un gain de 70 yards. Quelques séquences plus tard, c’est l’ancien d’Ole Miss qui va lui-même chercher un hat-trick sur une course d’un petit yard (28-7).
L’écart est fait pour des Buckeyes qui semblent clairement au-dessus en termes d’intensité et de défi physique sur les lignes. Comme si cela ne suffisait pas, Notre Dame se met à bégayer sur équipes spéciales. D’abord sur un fake punt avorté dans sa moitié de terrain, pour trois points « offerts » à Ohio State, sur un field goal de K Jayden Fielding, puis justement sur un field goal des Irish qui vient s’empaler sur le poteau gauche adverse.
Mais le football américain a comme souvent des vertus irrationnelles. Preuve en est avec ce sursaut d’orgueil des joueurs de HC Marcus Freeman, dès la fin du troisième quart. Deux touchdowns à la réception de WR Jaden Greathouse, chaque fois converti à deux points, qui ramènent la fac de l’Indiana à huit petites longueurs à à peine deux minutes du terme (31-23).

Jeremiah Smith, l’évidence
Jusque-là sereine, l’attaque de #8 Ohio State s’enlise dans un jeu conservateur, échaudée par le fumble de WR Emeka Egbuka en début de dernier quart-temps, recouvert par LB Kynngston Viliamu-Asa. Seul un éclair semble capable de les sortir d’une situation compromettante.
Un éclair qui, comme souvent, en 2024, se sera appelé WR Jeremiah Smith. Sur une 3e et 11, et sur une passe de 56 yards de QB Will Howard, le true freshman dépose CB Christian Gray et vient capter la balle le long de la ligne de touche, aux portes de l’en-but adverse. Face aux poteaux, à quelques secondes la fin, K Jayden Fielding envoie son programme au paradis, sur un coup de botte de 33 yards (34-23).
HC Ryan Day peut enfin souffler. Tant critiqué, même en interne, depuis sa nomination comme successeur d’Urban Meyer, le coach de 45 ans tient bel et bien son premier titre de champion national, quatre ans après la défaite d’Indianapolis face à Alabama. N’en déplaise à un certain Lou Holtz.
De son côté, #7 Notre Dame regrettera un manque criant d’expérience à ce niveau. Incapables de dominer durablement la bataille des tranchées, trop peu inspirés sur plaquages et sur équipes spéciales, un domaine qui leur souriait très souvent, les Fighting Irish rendent les armes comme en 2012, face à plus forts qu’eux. Un troisième revers de suite en trois ans face aux Buckeyes, un septième consécutif dans l’histoire de cette rivalité datant des années 30.
Match condensé en vidéo
National Championship
Les plus belles photos du National Championship entre Notre Dame et Ohio State

Notre photographe Marc-Grégor Campredon était sur place au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta pour suivre le National Championship entre #7 Notre Dame et #8 Ohio State au plus près de l’action.
Retrouvez ci-dessous ses plus beaux clichés :
Crédit photo : Marc-Grégor Campredon
National Championship
La réception libératrice de WR Jeremiah Smith
Le true freshman star des Buckeyes captent une passe de QB Will Howard pour un gain de 56 yards à 2 minutes et 38 secondes de la fin assurant la victoire de #8 Ohio State.

Le true freshman star des Buckeyes captent une passe de QB Will Howard pour un gain de 56 yards à 2 minutes et 38 secondes de la fin assurant la victoire de #8 Ohio State.
National Championship
Notre Dame-Ohio State : la preview du National Championship 2025
Pour tout savoir à quelques heures du coup d’envoi de la finale nationale de College Football entre #7 Notre Dame et #8 Michigan.

#7 Notre Dame (14-1) vs #8 Ohio State (13-2)


National Championship
Atlanta, Géorgie
Mercedes-Benz Stadium
Lundi 20 janvier 2025
19h30 (heure Est, 01h30 en France)
L’affiche du National Championship Game de la saison 2024-25 est désormais connue : #7 Notre Dame et #8 Ohio State s’affronteront à Atlanta (Géorgie), le lundi 20 janvier à 19h30 (01h30 en France). Les Fighting Irish et les Buckeyes joueront pour le titre national après deux demi-finales palpitantes. #7 Notre Dame a battu #6 Penn State, 27-24, grâce à un field goal réussi à 7 secondes de la fin du match, tandis que #8 Ohio State a vaincu #5 Texas, 28-14, après que le pass rusher DE Jack Sawyer ait retourné un fumble sur 83 yards à moins de trois minutes du terme de la rencontre pour sceller la victoire des Buckeyes et décrocher une place en finale.
Pour tout savoir à quelques heures du coup d’envoi de la finale nationale 2025 de College Football entre #7 Notre Dame et #8 Ohio State, suivez le guide.
Le Podcast
Les coachs
Ce match présente également une intrigue intéressante du côté des entraîneurs. Le head coach de Notre Dame, Marcus Freeman, est originaire de l’Ohio et a joué comme linebacker avec les Buckeyes, de 2004 à 2008. La pression sur l’entraîneur d’Ohio State, Ryan Day, était immense depuis la défaite contre le rival Michigan à la fin du mois de novembre mais il a désormais l’occasion de remporter son premier titre de champion national et de rentrer dans la Légende du programme de Columbus aux côtés des Jim Tressel et Urban Mayer, les deux derniers head coachs des Buckeyes couronnés.
Marcus Freeman, Notre Dame
HC Marcus Freeman aura peut-être un pincement au coeur au moment du coup d’envoi du match de lundi soir. Originaire de l’Ohio, il a joué pendant quatre saisons, de 2004 à 2008, en tant que linebacker… à Ohio State avant de passer par les Chicago Bears, les Buffalo Bills et les Houston Texans lors de la saison NFL 2009. Il a débuté sa carrière d’entraîneur avec les Buckeyes en tant que graduate assistant, en 2010, avant de devenir coordinateur défensif à Purdue (2013-16), puis à Cincinnati (2017-20) auprès du head coach de l’époque, Luke Fickell.
En 2021, il rejoint HC Brian Kelly pour diriger la défense des Fighting Irish. Il lui succédera l’année suivante suite au départ de Kelly à LSU. Son bilan en trois saisons : 33-9 et quatre victoires dans des bowls.
Ryan Day, Ohio State
Successeur du champion national 2014, Urban Meyer, à la tête des Buckeyes, HC Ryan Day a été promu de son poste de coordinateur de l’équipe, en décembre 2018. Son excellent bilan (69-10) depuis sa prise de pouvoir inclut un total de 49 victoires contre seulement 5 défaites en match de conférence Big Ten… mais la fan base de #8 Ohio State lui reprochera toujours son bilan de 1-4 face au rival Michigan, même en cas de victoire dans la nuit de lundi à mardi prochain.
À noter qu’en tant que joueur, HC Ryan Day a été quarterback de 1998 à 2001 sous les ordres de son actuel coordinateur offensif, Chip Kelly, à l’université du New Hampshire.

Comment sont-ils arrivés là ?
Notre Dame Fighting Irish (14-1)
Le parcours de #7 Notre Dame vers Atlanta a connu un faux départ avec une défaite surprise, 16-14, contre Northern Illinois, le 7 septembre dernier. Les Fighting Irish de HC Marcus Freeman ont utilisé ce revers comme motivation pour le reste de la saison, enchaînant 13 victoires consécutives. Parmi celle-ci figurent des succès convaincants contre Louisville (31-24), Georgia Tech (31-13), Navy (51-14), Army (49-14) et USC (49-35) en saison régulière.
#7 Notre Dame a ensuite battu #11 Indiana, 27-17, au premier tour des playoffs, suivi d’une victoire acharnée, 23-10, contre #2 Georgia lors du Sugar Bowl. Lors de l’Orange Bowl face à #6 Penn State, les Fighting Irish ont été menés 10-0 avant de revenir grâce à une solide seconde mi-temps. Les Golden Domers ont notamment inscrit trois touchdowns dans les deux derniers quarts-temps et intercepté le quarterback de #7 Penn State, QB Drew Allar, à moins de 40 secondes de la fin, récupérant ainsi la possession du ballon pour se placer en excellente position pour réussir le field goal décisif. Grâce à cette remontée en seconde période, #7 Notre Dame est désormais à 60 minutes de son premier titre national depuis 1988.
Ohio State Buckeyes (13-2)
#8 Ohio State est entré dans les playoffs 2024-25 avec de nombreuses incertitudes. Une défaite surprise, 13-10 à domicile, contre Michigan en toute fin de saision régulière a causé beaucoup de frustration chez les fans des Buckeyes envers HC Ryan Day. La manière dont l’équipe réagirait restait un mystère.
C’est finalement une équipe totalement transformée qui est entrée dans le College Football Playoff. Humiliés par cette défaite contre les Wolverines, les Buckeyes ont semblés motivés comme jamais écrasant #9 Tennessee, 42-17, puis le numéro #1 du pays, Oregon sur le score de 41-21 avant de battre #5 Texas, 28-14, pour se hisser en finale nationale.
Ce parcours en playoffs a mieux reflété le véritable potentiel d’une équipe de #8 Ohio State qui faisait partie des favoris en aout dernier et qui a confirmé son statut tout au long de la saison régulière. Sur les dix victoires remportées par les Buckeyes en 2024, seulement deux (contre Nebraska et Penn State) se sont jouées par un TD ou moins d’écart. De plus, la défaite crêve-coeur face à #1 Oregon ne s’est jouée qu’à un point (32-31).

Les clés du match
La ligne offensive de Notre Dame face au front seven d’Ohio State
La puissance offensive de #8 Ohio State a crevé l’écrant tout au long de la saison mais la défense des Buckeyes du coordinateur Jim Knowles s’est montrée dominante depuis début septembre. Elle a limité les équipes adverses à 12.2 points par match concédant rarement des big plays et se montrant imperméables face au jeu au sol et contre à la passe. Cette escouade se classe ainsi 4ᵉ au niveau national pour le taux de réussite défensif contre la course et 20ᵉ contre la passe.
Lors des trois matchs de playoffs des Buckeyes, la défense de DC Jim Knowles n’a concédé que 52 points, et #5 Texas a été la seule équipe à dépasser les 300 yards en attaque. Sur l’ensemble de la saison, seul #1 Oregon (lors de leur première rencontre entre les deux équipes, en octobre) a dépassé les 400 yards offensifs face à cette défense redoutable.
Pour avoir une chance de créer la surprise, #7 Notre Dame devra trouver un moyen de courir efficacement face à une ligne défensive d’Ohio State qui concède moins de trois yards par course. Une seule équipe (Michigan) a réussi à accumuler plus de 155 yards au sol contre cette escouade. En plus de sa capacité à stopper le jeu au sol adverse, la défense des Buckeyes a dominé la ligne de scrimmage tout au long des playoffs en exerçant une forte pression sur les quarterbacks adverses. Mené par le MVP défensif du Cotton Bowl, DE Jack Sawyer, #8 Ohio State a enregistré 51 sacks cette saison. Le défi d’une ligne offensive de #7 Notre Dame amoché par les blessures sera donc immense.
L’attaque aérienne des Buckeyes face à la défense des Fighting Irish
Cette confrontation entre les deux forces principales des deux équipes sera assurément déterminante pour l’issue du National Championship.
L’escouade défensive exceptionnelle de #7 Notre Dame peut-elle trouver un moyen de ralentir l’attaque explosive de #8 Ohio State ? Les Fighting Irish ont la meilleure défense contre la passe du pays limitant leurs adversaires à 14.3 points par match et 4.6 yards par jeu, et figurent parmi les meilleures équipes pour empêcher les big plays. Les Buckeyes, quant à eux, marquent en moyenne 35.8 points par match, réussissent 6.9 yards par action et possèdent la meilleure attaque que Notre Dame aura à affronter cette saison.
Tout au long de la saison, le quarterback Will Howard a fait preuve d’une grande efficacité commettant très peu d’erreurs (10 interceptions seulement). Les running backs TreVeyon Henderson et Quinshon Judkins forment l’un des meilleurs duos du pays. Et lorsque QB Will Howard passe par les airs, il dispose d’un large éventail de receveurs à sa disposition. Bien que le prodige WR Jeremiah Smith ait été limité à une seule réception et 3 yards contre #5 Texas, WR Emeka Egbuka, WR Carnell Tate et le TE Gee Scott Jr. ont tous pris le relais pour lui offrir des cibles démarquées face au très bon backfield défensif de #5 Texas.
Le match contre #5 Texas a-t-il révélé une méthode pour réduire la capacité de WR Jeremiah Smith à s’imposer en profondeur ? Ou les Buckeyes trouveront-ils une meilleure solution pour libérer leur receveur freshman face aux Fighting Irish ?

L’attaque de Notre Dame doit imposer son tempo
L’attaque de #7 Notre Dame inscrit en moyenne 37 points par match, mais un duel face à #8 Ohio State à haut score ne serait probablement pas dans le meilleur intérêt de l’équipe de HC Marcus Freeman. Compte tenu de la puissance offensive des Buckeyes, les Fighting Irish devront trouver un moyen de transformer cette rencontre en un match au tempo ralenti afin de limiter les opportunités pour QB Will Howard ainsi qu’un groupe fourni de playmakers parmi les receveurs de #8 Ohio State.
Ainsi, #7 Notre Dame doit absolument établir le jeu au sol et contrôler la ligne de scrimmage. RB Jeremiyah Love et les titulaires de la ligne offensive, OG Rocco Spindler et OT Anthonie Knapp, ont tous les deux souffert de blessures lors de la victoire contre #6 Penn State. Le repos de 10 jours depuis le match face aux Nittany Lions fera le plus grand bien à une équipe des Fighting Irish diminuée.
La dernière pièce du puzzle sera QB Riley Leonard. L’ancien quarterback de Duke n’affiche en moyenne que 173.7 yards à la passe par match, mais il est capable de gagner de précieux yards au sol (866 yards à la course en 2024). S’il peut maintenir son efficacité à la passe et prolonger quelques séries offensives grâce à des actions décisives au sol, les Fighting Irish pourraient avoir une chance de réaliser l’exploit dans le quatrième quart-temps.
La bataille des turnovers
Les Buckeyes sont les favoris des bookmakers 9.5 points d’écart… L’équipe de HC Marcus Freeman devra donc livrer sa meilleure performance de la saison pour battre #8 Ohio State.
Imposer son tempo et être exceptionnel en défense seront essentiels mais les Fighting Irish peuvent également maintenir ce match serré jusqu’au quatrième quart-temps en remportant la bataille des turnovers. Et c’est l’une des forces des Golden Domers !
Avec 32 turnovers forcés, #7 Notre Dame affiche le meilleur total au niveau national en 2024. Si les Fighting Irish parviennent à obtenir un différentiel de +2 ou +3 au niveau des pertes de ballon, leurs chances de réaliser l’exploit augmenteront considérablement.

Les joueurs à suivre
RB TreVeyon Henderson, Ohio State
#8 Ohio State a fait un choix judicieux en recrutant le running back Quinshon Judkins (ex-Ole Miss) permettant ainsi de limiter les portées de ballon d’un RB TreVeyon Henderson gêné par des blessures tout au long de la saison. Désormais, le joueur senior est le running back le plus frais du backfield offensif et il a retrouvé son explosivité impressionnante ! Dernier exemple en date : contre #5 Texas, il a transformé une passe écran en un touchdown décisif de 75 yards. En 2024, il affiche une moyenne de 7.3 yards par course, la plus élevée de sa carrière. Si #7 Notre Dame laisse un peu d’espace dans sa défense, soyez-en sûr : l’ancien prospect 5-étoiles en profitera assurément.
WR Jeremiah Smith, Ohio State
Si vous aviez le moindre doute de l’importance de WR Jeremiah Smith au sein de l’attaque de #8 Ohio State, il vous suffit de regarder le système défensif mis en place par les Longhorns de #5 Texas lors du Cotton Bowl. À chaque action, ils doublaient la couverture sur le receveur freshman vedette des Buckeyes afin de contenir celui qui peut faire basculer une rencontre à tout moment. Lors des deux matchs précédents, WR Jeremian Smith avait réussi 13 réceptions pour 290 yards et quatre touchdowns. #7 Notre Dame devra probablement ajuster sa défense homme-à-homme face à un joueur de son calibre.
DE Jack Sawyer, Ohio State
#8 Ohio State avait besoin d’un défenseur capable de prendre un rôle « à la Joey Bosa » sur la ligne défensive, et DE Jack Sawyer a répondu présent. Au cours de ces playoffs 2024-25, il a enregistré 4.5 sacks et a constamment mis la pression sur les linemen offensifs adverses. Contre #5 Texas, il a notamment provoqué un strip-sack de QB Quinn Ewers avant de récupérer le fumble du quarterback des Longhorns et de filer vers l’en-but adverse pour réussir le TD de la victoire des Buckeyes. Il est très probablement le meilleur joueur défensif depuis un mois.
S Caleb Downs, Ohio State
Pour comprendre à quel point S Caleb Downs est précieux pour #8 Ohio State, il suffit de regarder l’action la plus importante du dernier Cotton Bowl : alors qu’ils pouvaient égaliser, les Longhorns de #5 Texas ont tenté un toss près de l’en-but qui a été bien bloqué par la ligne défensive des Buckeyes, mais en lisant parfaitement l’action avant tout le monde, l’ancien joueur d’Alabama s’est engouffré dans l’espace et a réussi un plaquage crucial pour une perte de 7 yards. Grâce à sa polyvalence et son intelligence de jeu, le défenseur sophomore serait déjà un choix du Top 5 à la draft NFL 2025 s’il était éligible. Sélectionné dans l’équipe All-American, il a enregistré 77 plaquages, huit pour perte et six passes défendues lors d’une saison plus que réussie après son transfert d’Alabama.

QB Riley Leonard, Notre Dame
Certes, il a été irrégulier dans son jeu de passe, mais son impact va bien au-delà des statistiques. Quarterback senior transféré de Duke à #7 Notre Dame au cours de l’intersaison 2024, QB Riley Leonard a rapidement su s’imposer et il est devenu une machine à big plays portant parfois l’attaque des Fighting Irish sur son dos. Bien qu’il n’ait lancé que pour 90 yards contre #2 Georgia, il a marqué le match de son empreinte avec 80 yards cruciaux à la course. Compétiteur né, QB Riley Leonard a un mental d’acier et semble toujours exceller dans les moments clés.
RB Jeremiah Love, Notre Dame
#7 Notre Dame s’appuie sur un trio de coureurs composé de RB Jeremiah Love, RB Jadarian Price et QB Riley Leonard mais le premier s’est imposé comme le véritable facteur décisif en fin de saison. Lors des quatre derniers matchs de la saison, il a accumulé 474 yards au sol et six touchdowns pour une moyenne incroyable de 10.7 yards par course. L’utilisation de RB Jeremiah Love a été limitée lors des deux derniers matchs des playoffs en raison d’une blessure au genou, mais le temps de repos avant le match pour le titre devrait lui être bénéfique. Les Fighting Irish auront besoin qu’il soit au sommet de sa forme.
DL Howard Cross III, Notre Dame
Au cours de la saison, #7 Notre Dame a perdu de nombreux linemen défensifs à cause de blessures, y compris DT Howard Cross pendant une période. Cependant, le senior de 6ème année a été un pilier de la défense des Fighting Irish et il joue un rôle clé dans une escouade défensive qui figure parmi les meilleures du pays. Sa capacité de stopper les coureurs adverses et son aptitude à mettre sous pression le quarterback adverse, si besoin, seront des éléments essentielles pour que la défense de #7 Notre Dame ralentisse l’attaque explosive des Buckeyes.
S Xavier Watts, Notre Dame
La défense contre la passe de #7 Notre Dame est peut-être le meilleur secteur de jeu de l’équipe, et S Xavier Watts en est le leader à son poste de safety. Le défenseur All-American senior est omniprésent sur le terrain; il a notamment réussi 13 interceptions au cours des deux dernières saisons. Lors des playoffs 2024-25, il a totalisé 25 plaquages, 1.5 pour perte et une autre interception. Encore une fois, il sera le filet de sécurité du coordinateur défensif Al Golden face au groupe exceptionnel de receveurs de #8 Ohio State.

Facteur X
WR Jaden Greathouse, Notre Dame
Avec seulement 464 yards en 36 réceptions, le receveur sophomore texan a terminé meilleur receveur de son équipe en 2024. C’est dire la prépondérance du jeu au sol chez les Fighting Irish… Toutefois, WR Jaden Greathouse vient de réussir le meilleur match de sa carrière au moment où son équipe avait le plus besoin de lui.
Face au talentueux backfield défensif de #6 Penn State, il a complètement changé la physionomie de la rencontre avec sept réceptions pour un record personnel de 105 yards et un touchdown. Il a surtout été déterminant en inscrivant un TD de 54 yards égalisant le score à 24-24 avec 4:38 restantes à l’horloge. Sur cette action, il a démontré l’explosivité dont les Fighting Irish auront besoin pour battre les Buckeyes.
Les statistiques
Jetons un coup d’œil à la comparaison des statistiques globales de la saison 2024 pour chaque équipe :
Notre Dame | Statistiques | Ohio State |
---|---|---|
14-1 | Bilan victoires/défaites | 13-2 |
37.0 | Points par match | 35.8 |
14.3 | Points concédés par match | 12.2 |
QB Riley Leonard (2606 yards, 19 TDs) | Meilleur passeur | QB Will Howard (3779 yards, 33 TDs) |
RB Jeremiyah Love (1121 yards, 17 TDs) | Meilleur coureur | RB TreVeyon Henderson (967 yards, 10 TDs) |
WR Jaden Greathouse (464 yards, 2 TD) | Meilleur receveur | WR Jeremiah Smith (1227 yards, 14 TDs) |
LB Jack Kiser (85 plaquages) | Meilleur plaqueur | LB Cody Simon (104 plaquages) |
La finale en quelques chiffres
Sept des dix dernières finales nationales se sont terminées avec plus de 15 points d’écart. Seulement trois des dix National Championship Games depuis 2014 se sont joués par un écart d’un maximum d’un TD.
C’est seulement la 3ème fois depuis 2014 qu’aucune équipe de la SEC n’est présente en finale nationale.
Si Ohio State l’emporte, la Big Ten fera un back-to-back pour la première fois depuis le début de l’ère BCS, en 1998.
Zéro minute, zéro seconde. C’est le temps pendant lequel les Buckeyes de #8 Ohio State ont été menés au score pendant les playoffs 2024-25.
Historique
#7 Notre Dame et #8 Ohio State s’apprêtent à écrire un nouveau chapitre de leur riche histoire. Ce sera la neuvième rencontre entre ces deux programmes prestigieux du College Football, et la troisième saison consécutive qu’ils se retrouveront sur le terrain. #8 Ohio State mène la série avec un bilan global de 6 victoires contre 2 défaites. #7 Notre Dame n’a plus battu les Buckeyes depuis… 1936 !
Les deux équipes se sont affrontées récemment puisqu’une série aller-retour a été organisée en 2022 et 2023. À chaque fois, les matchs ont été disputés jusqu’au bout mais #8 Ohio State s’est finalement imposé (21-10 en 2022 et 17-14 en 2023).
#7 Notre Dame et #8 Ohio State se sont également déjà rencontrés en postseason à deux reprises lors des Fiesta Bowls 2006 et 2016 – deux rencontres qui ont aussi tourné à l’avantage des Buckeyes.
À noter que le head coach de #7 Notre Dame, Marcus Freeman, faisait partie de l’équipe de #8 Ohio State de 2005, qui avait battu les Fighting Irish lors du Fiesta Bowl. Cependant, il n’avait pas joué s’étant blessé au genou lors de l’ouverture de la saison contre Miami (Ohio).
Blessés
Notre Dame Fighting Irish
Absent : LT Anthonie Knapp (cheville), TE Cooper Flanagan (pied), DE Rylie Mills (genou), CB Benjamin Morrison (hanche), DL Boubacar Traoré (genou), CB Chance Tucker (genou).
Incertain : WR Beaux Collins (mollet), LT Charles Jagusah (muscle pectoral).
Probable : RB Jeremiyah Love (genou).
Ohio State Buckeyes
Absent : C Seth McLaughlin (talon d’Achille), OL Josh Simmons (genou), RB TC Caffey (genou).
Incertain : Aucun.
Probable : Aucun.
Pronostic
Ohio State 27, Notre Dame 20.